19 novembre 2005

Danger Doom - The Mouse And The Mask (Epitaph Records)

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Le prolifique MF Doom a beaucoup puisé dans l'univers de la B.D. et du dessin animé pour s'inspirer au fil des années. Les références sont tellement nombreuses. Ses pseudonymes, ses couvertures d'album, ses textes, sa musique et ses vidéoclips ont presque tous et toutes un rapport avec ce style. Ce n'était donc qu'une question de temps avant qu'un album complet y soit consacré. C'est maintenant chose faite et les oreilles affamées seront comblées. C'est produit par DangerMouse, connu pour son remix du Black album de Jay-Z et plus récemment pour la production du dernier Gorillaz. Le thème vient des « cartoons » pour adultes de la compagnie Adult Swim, diffusé le samedi dans la nuit sur Cartoon Network. Les voix des nombreux personnages sont intégrées un peu partout sur l'album. Les morceaux produits par DM sont simplement savoureux. Le tout, meublé par l'univers lyrique coloré et bien particulier du super vilain Doom. De bonnes collaborations également avec Cee-Lo, Ghostface et Talib Kweli. Seul bémol à noter, celui où celle qui comme moi n'a pas vu les dessins animés en question manquera plusieurs bonnes blagues paraît-il. Pas grave toutefois parce que point du vue musical, c'est définitivement excellent.

www.dangerdoom.com

15 novembre 2005

Kurupt - Against the Grain (Death Row)

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L'espace est restreint et il faudrait trop de mots pour expliquer le rapport de Kurupt avec l'étiquette Death Row. Disons seulement qu'il y débuta en 1992 sur le grand classique de Dr Dre, The Chronic. Toujours pour écourter l'histoire, il y revint et signa de nouveau en 2002. Trois ans plus tard, voilà donc son premier effort. L'album débute avec cette phrase : ‘it's only one Death Row, everybody else is imitators’... C'était vrai quand Dr Dre en était le cerveau musical et que Tupac y faisait la loi verbale. Malheureusement, cette époque est définitivement chose du passé pour Death Row. Le nouveau Kurupt n'y changera pas grand-chose. Bien beau d'avoir réunis plusieurs producteurs différents et une quinzaine d'invités au micro. La fraîcheur fait terriblement défaut. Il y a bien 4 ou 5 chansons correctes au début, mais la sauce s'étire et goûte rapidement le réchauffé. Kurupt doit retrouver son vieux complice et producteur, Daz Dillinger pour un album d'ici peu, espérons que ce sera mieux.

www.youngotti.com

08 novembre 2005

One Self - children of possibility (Ninja Tune)

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DJ Vadim est natif de St-Petersburgh en Russie, mais il a été élevé en Angleterre. En 1992, il s'achète un « sampler » et commence à travailler sur du concret. Pionnier du bidouillage électro et prophète d'un hip-hop nouveau, il signe vers la fin de 1992 avec Ninja Tune et commence à travailler sur un premier disque pour l'étiquette anglaise qui deviendra, USSR: Répertoire. D'autres très bons albums suivront dont USSR: Life From The Other Side.

En 2003, Vadim fait deux tournées, la première avec une certaine Yarah Bravo rencontrée en 1999 et la seconde avec Blu Rum 13, rencontré en 1998. Lors d'un passage à Montréal, le temps d'un spectacle, les trois sont réunis et une complicité évidente se fait sentir. Des discussions débutent sur l'éventuelle formation d'un groupe. One Self voit alors le jour. C'est Yarah Bravo qui en a l'idée. « Nous en étions à un point où, il manquait quelque chose pour que nous puissions chacun aller de l'avant, on a pensé qu'en combinant nos esprits, on pourrait y parvenir. Vadim est un producteur génial, nous, on a notre propre style, et être ensemble, c'est encore meilleur ! » C'est donc dans un quartier de l'est de Londres où habite le Russe que le trio se rencontre pour concocter un premier disque.

Le résultat est surprenant. Comme d'habitude, Vadim nous amène en terrain nouveau. Sa musique est tout sauf une recette prévisible. Expérimentation et création sont les mots d'ordre de cet alcoolique du travail. Les voix et styles des interprètes complètent les créations du DJ à merveille. Deux très bons emcees qui exploitent les mots à hauteur de leurs cerveaux. Recommandé pour ceux qui cherchent à s'ouvrir l'esprit.

www.one-self.net

02 novembre 2005

Jim Jones - Harlem : Diary of a summer (Koch)

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Une des plus grosses sorties de ce long été semble bien être Jim Jones et son nouvel album, Harlem : The Diary of A Summer. C'est pas parce que c'est populaire que c'est bon. Jim Jones a effectivement vendu beaucoup de copies du disque en question, mais pour l'originalité, faudra repasser. Je n'ai strictement rien contre ceux qui aiment la chose, mais je leur laisse volontiers. C'est une affaire de « gangsta crews » et de gros sous. Le type est président de l'étiquette Diplomats Records et sa clique s'appelle Dipset. Un autre G-Unit en puissance. On se renvoie la balle dans chaque camp avec les thèmes habituels. Popularité, bijoux, argent, femme, fusil, dans la même vieille formule, « je pisse plus loin que toi et ta bande de faux jetons». Alors que les techniques évoluent rendant les beats plus sophistiqués qu'auparavant, les propos, eux, sont toujours aussi vides de sens. Dommage. L’album est sorti sous format Dualdisc avec une partie CD et une partie DVD. Sur l'autre « side », on retrouve des chansons bonus, un documentaire sur Jones et des vidéoclips de son disque précédent. Plus qu'ordinaire...

www.capostatus.com