
D'un point de vue marketing, la sortie de son septième fût très bien réussi. Quelque 200 000 exemplaires vendus la première semaine propulsèrent l'album dans le top 10 des palmarès US. Une première en carrière pour l'artiste. Une opération savamment montée en partant. Débutant avec son transfuge en 2005 chez Aftermath, le label de Dr Dre, faisant aussitôt couler quantité d'encre et lançant la machine à rumeur à fond de train. Quelques mois après, le premier single fut rendu disponible sur internet. La chanson Touch It, une tuerie en règle signée Swizz Beatz qui me fit espérer beaucoup pour la suite. À l'hiver 2006, New York Shit, deuxième extrait produit cette fois par DJ Scratch solidifia mes attentes. Ensuite, J Dilla mourut et l'annonce fut faite qu'une de ses créations se retrouverait sur l'album. Puis des infos sur les invités annoncèrent quelques présences, dont Q-Tip, Reakwon ou encore Nas. Vint l'excellente I've Been Through The Storm avec Stevie Wonder, un autre bonbon largué sur internet. Le constat devenait de plus en plus évident. Sachant que Dre sortirait en plus quelques lapins de son chapeau, on allait être en voiture en route vers une valeur sûre. Cependant, après avoir écouté l'album au complet, ce n'est pas le voyage que j'attendais. Le matériel de Dre ne vaut pas vraiment le détour et malheureusement, j'ai vu les plus belles destinations en partant. Le reste du parcours est franchement moins excitant.
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