
À la fin des années 90, Cash Money Records fait figure de Titanic dans l'industrie du rap. Comme tout ce qui monte doit redescendre, le bateau finit par prendre l'eau et se met tranquillement à couler. Après le départ de la majorité des matelots, Bryan “Baby” Williams a.k.a. Birdman, le président et copropriétaire du label, se retrouve à toute fin pratique le dernier poids lourds en liste. Seul Lil Wayne, son protégé et fils spirituel, lui reste fidèle et demeure à ses côtés. Il n'est pas encore très connu à cette époque, mais les choses s'apprêtent à changer. Justement, en 2004, le talent du jeunot émerge véritablement avec la sortie de l'album Tha Carter. L'entreprise a de nouveau le vent dans les voiles. Après des apparitions remarquées en 2005 sur plusieurs mixtapes, il enregistre en quelques semaines le disque que personne n'a vu venir. Une suite, sobrement intitulée Tha Carter II. Un effort de qualité qui le propulse parmi les grands et vient confirmer qu'il est un des bons rappeurs du dirty south. Rien de plus normal maintenant pour eux que d'unir leur force sur un album commun, intitulé à juste titre, Like Father, Like Son. Appuyé par son «papa» qui joue les seconds violons, le fiston nous montre une fois de plus ce qu'il a dans le ventre, avec une maîtrise évidente. Soutenu par des beats solides et variés, tous ou presque produits par un certain TMIX. Les textes ne vous rendront pas plus intelligents, mais néanmoins, il y a moins de mauvais moments que le contraire sur ces 75 minutes de musique. Un disque correct somme toute et je dois dire, supérieur à mes attentes.
www.cashmoney-records.com
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