The Game - Doctor's Advocate (Geffen)

Difficile de parler du nouveau The Game sans faire référence à la controverse l'ayant entouré après la sortie hautement acclamée de son premier, The Documentary, lancé en janvier 2005. Tout a commencé par une guerre de mot entre 50 Cents et lui, qu'on peut résumer par le simple slogan « G-Unot. » C’est l’arroseur qui fut finalement arrosé. Game, face à la controverse, dû quitter le nid douillet du bon docteur Dre sous les pressions de ce dernier. Et ce, malgré le fait qu’une collaboration était en chantier entre eux pour la suite du premier album. C’est l’industrie qui eut finalement le dernier mot. En effet, 50 est sous contrat avec Interscope et cette dernière distribue le label de Dre, Aftermath. Il était donc plus facile pour Andre Young de foutre son ami à la porte que de porter ombrage à une alliance commerciale de cette taille.
The Game se retrouva donc seul devant beaucoup de travail. Tâche ardue à première vue, si l'on considère l'abandon en cour de route d'une pointure comme Dre. Heureusement pour lui, et donnons à l'artiste un certain mérite, la haute qualité de ses premières frasques a suffit amplement à lui ouvrir les portes d'une véritable équipe d'étoiles. Difficile en effet d'avoir mieux sur le marché : Just Blaze, Scott Storch, Kanye West, Will.i.am, Neptunes, Swizz Beatz et Hi-Tek... Les beats sont d'une solidité remarquable. Un peu tannant par contre, le côté uni dimensionnel du propos, Dre, Dre, Dre... Son nom revient à lui seul 42 fois sur l'album. L'ultime hommage au rap de Compton, je veux bien, mais, faut quand même pas abuser du sujet. Le jeune loup est cependant fort à l'aise dans son rôle de gangster et rap déjà comme un vétéran, ça compense pour la redondance du propos. Mais il a l'éloge un peu facile, deux albums sous la ceinture, c'est peu pour s'auto proclamer de cette façon. On verra mieux avec le prochain s’il a vraiment l'étoffe d'un grand...

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